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Intervenants récents

Marie-France Hirigoyen, Les nouvelles solitudes

Marie-France Hirigoyen tait au Café de l'Amour à Paris le 5 mai 2008.

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LES NOUVELLES SOLITUDES
Une mutation profonde des rapports hommes/femmes

Selon Marie-France Hirigoyen*, nous vivons une époque de "bricolage affectif" : les femmes ont obtenu une égalité théorique avec les hommes, mais il leur faut maintenant ajuster leur modèle affectif et émotionnel à leur nouveau rôle, trouver des schémas de partage différents avec l'autre sexe.

Pourtant, si chacun continue à chercher le grand amour, on veut du lien à condition de pouvoir se désengager au moindre doute : l'obligation d'amour et sa quête constitueraient-elle une épreuve de plus, un chemin assuré vers la solitude ?

Lundi, au Café de l'Amour, Marie-France Hirigoyen* nous a livré une réflexion sans concessions. Elle a évoqué le durcissement des relations dans le couple, reflet aussi du durcissement dans le monde du travail et décliné les multiples formes que peut prendre la défiance récente des femmes à l'égard des hommes. Elle a décrypté notre société "onaniste", dominée par le narcissisme et le culte de la performance (sexuelle). Elle a donné quelques clefs pour mieux percevoir les enjeux des relation amoureuses à venir et, surtout, proposera une vision optimiste et constructive des périodes de solitudes que nous traverserons peut-être.


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Marie France Hirigoyen est psychiatre, psychanalyste et victimologue. Elle a déjà publié "Le harcèlement moral" (1998), "Malaise au travail" (2001) et "Les nouvelles solitudes" (2007), aux Éditions la découverte.
Texte de Gilles, notre poète : Café Amour 5.5.8.doc

2008.04.28 18:15 Publié dans Intervenants récents | Lien permanent | Commentaires (6) |  Facebook | |

Commentaires

Bonjour,

Un grand merci pour cette belle soirée, c’était la première fois en effet.
La conférence était passionnante, le public sympathique.
Je vous trouve très conviviale, très ouverte, très humaine, très accessible, très naturelle, très vraie… une femme comme nous aimerions toutes l’être, bravo !

L’organisation... rien à redire, accueil souriant, des places assises, de quoi boire et manger…

La conférencière merveilleuse de simplicité et d’intelligence.
Les commentaires…. Deux interventions vibrantes parce que vécues, d’autres… sans grand intérêt mais je n’ai rien en dire car je n’ai pas osé prendre la parole… C’est si facile de critiquer quand on ne se lance pas soi même !

Mes coups de foudre : vous… sourire… le concept, le dynamisme, l’optimisme, l’assertivité de tout ça
Mes fureurs, mes tristesses… le regard « bas et lourd » de certaines femmes accablées sans doute par le poids du célibat, des échecs affectifs,… et pourtant elles étaient là, et pourtant j’étais là moi aussi, le regard droit et fier mais le cœur en chamade…

Une superbe soirée et une folle envie de revenir !
Continuez de partager cette belle et forte énergie, elle nourrit chacun et chacune sans doute plus que vous ne le pensez
Vraiment merci
Amicalement

Écrit par : Marie Révin | 2008.05.06

J'ai vraiment beaucoup apprécié les analyses de MF Hirigoyen et j'ai acheté son livre pour approfondir les questions qu'elle aborde.

Je m'inscris pour Harvey.

Écrit par : Myrtille Delmotte | 2008.05.06

Bonjour Bénédicte,

Je tiens d'abord à vous remercier car vous êtes le "moteur" de ces soirées, nous accueillant comme une maitresse de maison, toujours souriante, dynamique, faisant en sorte qu'un maximum de personnes s'expriment et brièvement.

Concernant la soirée d'hier, j'ai trouvé Marie-France Hirigoyen claire dans son exposé sur la solitude avec une pointe d'humour, faisant de beaux échanges avec les personnes de la salle, oui j'ai passé un bon moment et me suis sentie moins seule.

Nous n'avons pas eu d'exercices... et j'ai préféré... à la fois précédente ou je devais regarder un homme dans les yeux, échanger des moments intimes alors que je ne le connaissais pas et avec qui je n'avais pas forcément d'affinité.. c'est sûr qu'avec un homme attirant ça aurait été plus facile !!! Je me permets vous en faire part car justement hier soir je suis partie avec une femme qui n'avait pas non plus appréciée ces exercices.. Je pense que lorsque nous sommes dans des ateliers sur 2 jours ces exercices sont les bienvenus mais dans une soirée au bout de 2 heures "ça ne le fait pas" à mon sens....

Au plaisir de vous revoir et vous prie à cette occasion de noter ma présence pour le 12 mai prochain avec André Harvey.

Bien amicalement.

Sabrina

Écrit par : Sabrina Duteil | 2008.05.06

Bénédicte, bonjour.


La salle était chaude, j'attendais au lever de rideau l'arrivée de Marie-France Hirigoyen. Une salle qui peu à peu se remplit donne du piment. Et puis la curiosité me stimule.
J'aime bien l'éclairage de cette grande salle. Je trouve qu'on voit bien les visages et qu' on se déplace aisément.
J'ai savouré les petites pointes d'humour de Marie-France. Elle m'a tenu en haleine par son éclat et par son côté joueur. En revanche, sa conférence ne m'a pas beaucoup appris. Elle a seulement éclairé des coins d'ombre de ma vie. Décontractée et amusée,,Marie-France ne s'est prise au sérieux.
Ah, j'ai bien aimé les exercices,les échanges sur la solitude en petits groupes. Les regards se croisent et les mots jaillissent. La solitude sous toutes ses formes a été abordée et un de ses aspects m'a sauté aux yeux: la solitude nourrit notre jardin secret.
C'est dommage la méditation d'amour.manquait. Ce n'est que partie remise. Oui, cette soirée m'a ravi par ses moments de dialogue et de retrouvaille.
Bénédicte,une fois encore,tu brilles. A l'ambiance,tu apportes un petit plus qui t'es personnel. Bravo!

Bien à toi

Bises

Bruno.

Écrit par : Bruno Cames | 2008.05.08

Je pense que le café de l'Amour est l'occasion de réfléchir sur les situations qui font qu'une grande partie de nos concitoyens hommes et femmes sont seuls définitivement ou temporairement.

Je pense qu'il est utile que nous ayons des approches différentes abordant les domaines spirituels, psychologiques et sociologiques. Les trois approches sont complémentaires et interdépendantes.

L interet ducafé de l'amour réside dans cette approche pluridisciplinaires permettant à chacun de prendre ce
qui lui convient pour prendre de la distance par rapporta la souffrance ou aux questions qu il se pose. Quant à moi, je suis plutot mieux dans les approches plutot spirituelles parce que c'est mon histoire personnelle, bien que
je sois obligée d'avoir une approche psychosociologique de part ma fonction et mon emploi.

Des derniéres conférences, j'ai vraiment préféré Mesdames Flaumembaum et Simpère parce que leurs approches sont
sprirituelles et sociologiques. Mais c'est toujours intéressant de rencontrer des stars de l'intelligentsia parisienne pour voir qui elles sont hors de lors oeuvres et à cet effet les deux psychiatres que j ai rencontrés au café de l'amour m'en ont beaucoup appris sur l'ego en général ; je préfère l'approche spirituelle car elle laisse toujours une dose d'espérance trés forte à la sortie d'une crise. Que ce soit le tantra ,le veda ou le christianisme, rien n'est jamais sombre. C est ca l'essentiel, l'amitiés et félicitations pour votre entreprise !

Écrit par : Fabienne Fabergé | 2008.05.11

« La soirée d'hier était intéressante, l'intervenante m'a semblée assez à la page et bien en phase avec le public auquel elle s'est adressée.

Les personnes qui ont fait le déplacement, une majorité de femmes, ne sont pas venues par hasard.
Touchées et concernées par le problème de la solitude, ou plutôt de l'isolement affectif possiblement après des échecs sentimentaux successifs.
Cela ne va évidemment pas sans poser de problème ni susciter des questions.

Personnellement elle ne m’a pas suffisamment convaincu sur le sujet qu’elle a abordé pour me donner l’envie d’acheter son bouquin.
En fait elle ne m’a rien appris que je ne sache déjà ou qui ait simplement un sens tout de même assez logique actuellement.
D’une manière général, il ne suffit pas d’être d’accord avec l’écrivain pour s’estimer satisfait.
J’attendais plus de substance. Le sujet méritait d’être approché avec plus de profondeur. En dire moins, mais pour aller au fond des choses. Ne pas surnager.

Je connais trois formes de solitude. Celle choisie par les ascètes, les ermites, tous assez centrés sur eux-mêmes, détachés,
pour les plus valeureux rompus à l’abandon. Les petites retraites privées s’y apparentes légèrement.
Celle ressentie par les couples qui ne savent pas se comprendre, quand chacun s’isole, s’enferme dans un espace intérieur en prenant de plus en plus de distance jusqu’à ce que le conjoint en finisse par devenir insidieusement une gêne, une entrave à la liberté que l’on aspire à retrouver.
Enfin celle que l’on ressent tous quand on se sent abandonné, mis à l’écart, évincé, isolé, esseulé, étranger.

Mais y a-t-il vraiment des solitudes différentes ? Faudrait-il plusieurs mots ?
Je pense, je récents avec un fond d’expérience sous jacent, et ce n’est pas une intuition imaginaire, qu’il ne peut y avoir qu’une seul façon de vivre et d’expérimenter la solitude. C’est quand on se retrouve face à soi même d’une manière ou d’une autre. Par contre ce sont les dispositions d’esprit qui sont aléatoires, les histoires que l’on traverse à un moment dans notre existence, qui nous font être capable d’apprécier cette solitude, la rechercher, l’accepter, la côtoyer de temps en temps ou au contraire la craindre, la subir anxieusement, la fuir pour autre chose quand elle s’apparente au néant de notre propre vie dès qu’on se supporte mal.

Nous avons sûrement autant besoin d’être bien avec plein de gens appréciables que d’être seul pour évoluer. Et donc il est clair qu’on apprécie sans difficulté la solitude quand on se sait suffisamment comblé sur le plan affectif. »

Écrit par : Pascal Audran | 2008.06.19



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