Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

Intervenants récents

Elsa Godart, La sincérité

Mercredi 4 mars 2009

LA SINCÉRITÉ
Ce que l'on dit, ce que l'on est...


Dans une société dédiée à la communication, il s’avère de plus en plus difficile de se dire, de se raconter et d’avoir un réel lien avec l’autre. D’où une véritable inadéquation entre ce que l’on est et la manière dont on est perçu, à tel point que l’on n’ose plus être soi-même. Quelles sont les conséquences d’un tel défaut d’authenticité et d’une telle difficulté à être soi dans la rencontre amoureuse ?

Selon Elsa Godart*, il existerait des coeurs purs et des coeurs égarés, des coeurs corrompus, des coeurs impurs. Si certains ont le coeur "haut placé", d'autres, plus "bas", semblent tentés par les jouissances matérielles et immédiates. Pourtant, de son côté, l'amant(e) sincère n'hésite pas à travestir la réalité, à la métamorphoser, à se perde dans les limbes imaginaires de ses désirs... à condition que l'imaginaire ne se révèle pas synonyme d'affabulation et de mensonge !

Mercredi, au café de l'amour, Elsa Godart* nous entraînera, avec joie et subtilité, dans le sillage de ses réflexions. Elle démontrera, à travers interactions et mises en situation, que, dans l'emphase comme dans la mesure, un coeur qui aime reste un coeur sincère. Toute forme d'amour véritable deviendrait ainsi transcendance ; dans le don de soi et l'abnégation, nous laissons l'autre exister, rendons hommage à la liberté...

Docteur en philosophie de Paris-IV-Sorbonne, *Elsa Godart enseigne la philosophie aux universités de Paris III-Sorbonne et de Paris-Est, ainsi que la psychopathologie à l’université Louis-Pasteur de Strasbourg. Elle dirige par ailleurs,un diplôme universitaire d’éthique médicale et de philosophie pratique et anime un séminaire psy à la Salpêtrière. Elle achève actuellement son doctorat de psychologie. Elle exerce également en cabinet et collabore depuis 2005 à plusieurs médias (Psychologies Magazine, le Monde des religions, Nouvelles clés, Soins Psychiatrie, Europe 1…). Son dernier ouvrage, "La sincérité" est paru chez Larousse en 2008. Elle a déjà écrit : "Existe-t-il une Europe philosophique ?", éd. Presses Universitaires de Rennes, octobre 2005 (coll.), "Je veux, donc je peux" , éd. Plon, février 2007, "Au secours, j’ai peur d’aimer", éd. Plon, février 2007 (en collaboration avec M.-C. Grall), "Liquider mai 68 ?", Presses de la Renaissance, avril 2008 (coll.), "L’âme de l’Europe",  aux éd. Plon , sortira enseptembre 2009.



visuel_sincerite.gif

2009.02.25 15:05 Publié dans Intervenants récents | Lien permanent | Commentaires (17) |  Facebook | |

Commentaires

Au début j'ai trouvé le sujet un peu compliqué et l'ambiance un peu lourde, donc pas trés à l'aise. Ensuite j'ai senti une volonté forte chez Elsa d'être présente et de nous passer un message. Les échanges en groupe était trés profond. J'ai senti chez certaine personne par un mot, un regard, une hésitation un besoin fort de vouloir partager.
J'ai diner auprés d'une charmante femme brune qui est partie trop vite.
Merci Elsa

Écrit par : BRUNO | 2009.03.05

Très belle conférence, elle allie le charme et l’intelligence quel plaisir ! Et les interventions étaient vraiment riches. Nous étions tous sincères !!

Est-ce que tu connais x qui a pris la parole ? je l’ai trouvé … intelligent et agréable à regarder… j’aimerai bien le » re » rencontrer à un café de l’amour…

Écrit par : Elodie Duchamp | 2009.03.06

Elsa Godart est superbe, sa connaissance et sa rhétorique sont superbes et ses convictions aussi. En ce qui me concerne, la recherche, la démarche et l'engagement qu'elle vit et transmet sont parfaitement justes pour le présent que nous vivons.

Je trouve ta démarche aussi intéressante, le courage pour l'assumer et la manière très sympa dont tu le fais. Le choix d'Haggen Dasz pour moi est drôle, car c'est la gourmandise que je préfère et, en tant que douceur à base de lait, elle a quelque chose de très maternel, cet amour dont beaucoup d'entre nous ont pu manquer, avons besoin, recherchons et essayons de faire le deuil pour devenir "grand". Donc le Café de l'amour a bien choisi sont lieu. Les mises en situation pourraient être plus sophistiquées en profondeur mais elles sont déjà très sympa et ont le mérite d'exister.

Quant aux rencontres, oui, sympa aussi, en ce qui me concerne, le mot est un peu fort, disons prise de
contact qui éveille ma curiosité. Merci Bénédicte pour cette belle organisation et cette belle idée. Arnaud

Écrit par : Arnaud Delage | 2009.03.06

J'ai trouvé la conférence avec Elsa GODART d'un niveau supérieur aux précédentes. Elsa est claire transparente dans ses paroles, cela m'a beaucoup plu.

Quand tu disais que la salle était molle, la salle était en attente car Elsa était synthétique, son discours était court, en quelques mots elle en disait long, et de mon avis le public n'est pas aussi synthétique et prenait un temps pour décoder. Il s'agissait de travailler sur soi et de faire de l'introspection et tout le monde n'est pas au même niveau d'avancement, ce décalage faisait qu'une partie de la salle était dans la sollicitation de plus de détail de sa part. Puis finalement, son discours nous a nourris et nous nous sommes mis aux exercices timidement, mais surement …le dégagement d'une chaleur par la concentration de chacun sur un sujet nous a rapprochés avec facilité, les groupes n'étaient plus de 2 ou 3 mais de 5 ou 6, c'est curieux….

On ne travaille jamais assez sur la connaissance de soi, et cela nous aide bigrement à nous y mettre. J'ai d'ailleurs repris mes notes ce matin.

Rencontres troublantes, non…. Sympathiques, j'ai retrouvé x et aussi y toujours aussi sur de lui, et une jeune femme sympathique, petit groupe de discussion banalités au repas, sans intérêt avec ce qui venait de se passer.

Tu as fait une remarque importante, que chacune amène un homme, je t'ai amené y qui n'était pas là ce soir mais qui viendra encore car il a aimé, je t'amènerai qqn la prochaine fois encore si possible, j'ai bien d'autres connaissances.

Écrit par : Anaïs Cohen | 2009.03.06

Ce café m'a apporté beaucoup de matériel de réflexion, notamment au sujet de la volonté par rapport à mes problèmes.

Néanmoins, je trouve que le discours d'Elsa a été trop "compact" (à ne rater aucun mot pour la suivre), le recours sans arrêt aux noms de philosophes/psy ne m'apportais pas grande chose et rappelait un cours à la fac.

J'aurais voulu questionner Elsa en tête-à tête sur la question volonté mais son attitude en peu "supérieure" m'a découragée.

Mais je répète, elle a dit beaucoup de choses intéressantes et peu banales. A méditer.

Écrit par : Anastasia Tchenko | 2009.03.06

Brillante intervention d'une Elsa Godart que l'on a vue et entendue autours d'un sujet qu'elle maîtrise parfaitement bien, tellement bien d'ailleurs que l'on sent parfois que la contradiction peut la faire réagir légèrement ! Mais elle a réussi à nous faire réflechir sur la notion de "sincérité" qui à première vue pourrait sembler assez banale, mais à laquelle finalement est rattachée une sémantique assez subtile. C'était intéressant de la décortiquer avec elle, sans compter ses nombreuses références philosophiques qui m'ont donné l"envie de replonger dans un certain nombre d'auteurs.

Ce que j'aurai retenu en priorité : "Aimer c'est être et non pas avoir",ne pas chercher à posséder l'autre mais respecter son autonomie.
Bref, une soirée peut être un peu plus "intellectuelle" que d'habitude mais qui pendant 1H30 nous aura "nourri" intelligement et agréablement.

Écrit par : Stéphanie Roullier | 2009.03.06

J’ai du plaisir à venir à vos rencontres. Je trouve le lieu sympa, votre accueil formidable, et les intervenants de très bonne qualité.

J’ai aimé hier écouter Elsa, j’ai trouvé pour ma part des pistes de réflexion intéressantes. Ensuite le moment du diner est un moment sympa de rencontres.

On ne revoit pas toujours les gens avec qui on a sympathisé, il y avait un médecin x qui est venu en janvier, j’aurais bien aimé avoir ses coordonnées...

Et une personne qui s’appelle y, enseignante, et qui habite Rue z, tout près de chez moi, et j’ai perdu son numéro de téléphone…

Écrit par : Sandra Letellier | 2009.03.06

j'ai beaucoup apprécié la soirée d'hier. La famille c'est une valeur très forte pour moi, j'ai été touchée par les propos d'Elsa sur ce sujet. Par les moments j'en avais les larmes aux yeux. J'ai été aussi impressionnée par sa profondeur de connaissance et de compréhension des notions qui nous concernent et qui nous échappent au quotidien et qu'elle a su nous livrer simplement.

Cette conférence sur la Sincérité m'a donné aussi l'éclairage nouveau sur mon vécu récent. Cet éclairage m'a beaucoup apporté.

Je me suis retrouvée à réfléchir dans le cadre des ateliers avec des personnes très sympathiques.

Grand merci à eux, à toi et à Elsa pour cette soirée.

Par ailleurs, le visage de x, mon ex, m'a effrayée. Il ne correspondait pas à l'image que j'ai de lui. Ça m'a interrogée. Je me suis dit que peut être le visage extériorise la personnalité profonde des gens, mais je n'en sais rien, peut être il est malade.

Écrit par : Sabine Raynaud | 2009.03.06

Globalement, je n'ai pas beaucoup aimé l'intervention d'Elsa GODARD, mais la soirée m'a néanmoins appris beaucoup : certaines remarques des unes et des autres m'ont éclairé et la dynamique que tu donnes à chaque fois m'aide à me remettre en question, ce que je trouve très précieux et rare.

J'ai trouvé Elsa trop sûre l'elle-même, très dans le mental et dans la théorie - et pas dans le coeur et le vécu - , peu ouverte à d'autres vues que les siennes. J'ai trouvé Elsa très belle mais froide et un peu hautaine.

Le côté positif était la précision recherchée dans le sens des mots (sincérité, vérité, spontanéité, ...) et les notions d'effort et de temps nécessaire pour que chacun trouve ses propres centres d'intérêts, ses propres sentiments et choisisse de se décider en fonction d'eux.

Les deux exercices manquaient à mon goût de contact avec l'autre.

Mais tout cela était aussi coloré par la présence de x, inattendue, qui m'a un peu gêné intérieurement ; je n'ai pas encore complètement fait le deuil de ma relation avec elle ; il ne manquait plus que y !
Violà en quelques mots mes impressions pour hier.

Écrit par : Sébastien Raynaud | 2009.03.06

Cette soirée fut tout simplement géniale, (conviviale,trés agréable, instructive, enrichissante).

Pour l'organisation : ras , tout était trés bien organisé.
Elsa était trés bien elle aussi, le sujet était tres bien abordé (pour ma part, donnant même matiere à continuer des recherches et reflections perso).
Il me parait utile de pousser les participants à poser leurs questions ( pour moi, vous le faisiez bien, mais n'insistiez pas assez ).

Les exercices avec crayon et papier étaient insolites, mais amusant. Donc, pour ma part, je renouvelle dès que possible.

Écrit par : Damien Thonon | 2009.03.06

J'ai particulièrement apprécié la conférence d'Elsa Godart, mercredi 4 mars. Sa conférence sur la sincérité, intéressante et bien structurée, nous a conduit(e)s sur les chemins un peu inhabituels de la philosophie. Un voyage rafraichissant qui a déclenché chez moi pas mal de réflexions et m'a donné envie d'approfondir avec son livre. La sincérité, tout un programme, je croyais savoir ce qu'être sincère signifiait, j'ai fait des découvertes.
La diversité qui caractérise le Café de l'Amour en matière de choix des intervenants est très appréciable.
Merci.

Écrit par : Sylvie Bensimon | 2009.03.06

J'ai pas aimé du tout !

Style d'animation très autoritaire qui irrite le rebelle que je suis. Sur les concepts, c'était très flou. Du coup, les échanges dans les mini-groupes ressemblaient à des tests de Rorschach. Le machin ressemble à rien, mais ca fait toujours quelque chose d'en parler.

Il y a une espèce de confusion entre la "sincérité" à soi (être en conscience) et la "sincérité" à l'autre (la transparence) et pas vraiment d'ordre opératoire. (ou un truc vague sur être clair avec soi même pour se fondre en l'autre - fusionnelle la dame...)

L'interpellation sur les valeurs et la conclusion sur la famille, tombait un peu à coté (c'était marrant sa façon de proclamer la famille puis d'affaiblir le propos - elle est célibataire?)

Je suis peut-être plus critique que d'habitude aussi parce que c'est très proche du sujet tantrique, sans avoir la clarté qu'a Sudheer. (qui a aussi distillé 5 fois moins de concepts en 20 fois plus de temps, ça aide)

Les feed-back autour de moi variaient entre discours intéressant et personnage desagréable (parfois les deux).
Une "sincère" incompréhension sur le message qu'elle voulait faire passer était régulièrement exprimée.

Écrit par : Antoine Bollino | 2009.03.06

Trés agrzable soirée, Elsa Godard était juste, touchante ; j'ai aimé son analyse de la désintégration des valeurs. J'ai rencontré des femmes merveilleuses, notamment une lumineuse et émouvante femme Turque qui m a captivée par ce qu elle entendait par insincérité en amour. Et puis le bercement de x m a laissée sur un petit nuage...

Écrit par : Jessica Smith | 2009.03.06

Cette soirée me laisse encore davantage perplexe au sujet des femmes ; s'il faut pour séduire une femme rechercher l'étymologie des mots que l'on utilise, aussi bien dans ses origines grecques que latines, c'est foutu pour moi! Je suis spontané et répond avec le plus de sincerité possible, sans rechercher la difinition exacte des mots que j'utilise, mais qui pour moi sont les plus proches de mes sentiments du moment.

De plus je ne suis pas très drôle, j'ai horreur des plaisanteries lourdes et graveleuses. Et en plus il faut faire état de ses ex., mes expériences étant réduites à la simple expression, puisque j'ai été marié durant 30 longues années, et que j'ai toujours refusé de tromper ma femme. Je crois que je terminerai ma vie seul, mais cela n'est pas grave, car je passe d'excellentes soirées au "cafédel'amour".
A moins qu'en mangeant un clown tous les matins au petit dej', je devienne un peu plus drôle et que mes histoires n'amuse plus que moi!

Écrit par : Olivier Mertens | 2009.03.08

Si la sincérité nous éveille , l' insincérité nous met en veille ....

Je ne suis pas du tout d'accord avec la " volothérapie " et me suis sentie en dehors du sujet d' Elsa .

Néanmoins j'ai passé une agréable soirée d'échanges avec mes voisins et voisines !

Écrit par : Béatrice Chapin | 2009.03.08

Le café conf d'Elsa était très intéressant. Une grande présence. Le thème abordé me plaisait déjà beaucoup et je l'ai trouvé bien traité. Dans l'ensemble, je me suis faite la réflexion que le public, cad nous, étions très "mental" et je me suis dit que c'était pour cela que je n'allais pas vers la rencontre. Peur peut-être de cette difficulté à rencontrer, utiliser des mots au delà des vrais maux alors que l'amour ne demande pas de penser mais de sentir.

Chaque histoire est en même temps très personnelle et très archétypique. Les soirées m'aident à réfléchir, à m'introspecter, à me diriger vers une relation d'amour que je souhaite de tout coeur sincère !

Je préférai Bastille. Est-ce parce qu'on était "les uns sur les autres" ? A l'Ice Baar, on est plutôt "les uns derrière les autres".

Suggestion d'un arc de cercle décalé, ce serait mieux. J'étais au fond et je ne vous voyais pas facilement.
J'ai apprécié comme d'hab le dynamisme, le sourire, la drôlerie et la volonté de faire du café de l'amour un vrai lieu de rencontre et c'est le cas.
J'ai passé une bonne soirée et je t'en remercie.

Écrit par : Nathalie Demongeot | 2009.03.09

Je reviens donc vers vous Bénédicte après avoir fait le tour de quelques voisins de cette soirée marquée par deux paradoxes.
Le débit rapide de l'exposé introductif et l'alignement compulsif de ses certitudes par Elsa n' a pas créé une écoute ouverte. C'est des propositions et des convictions que nous attendions, dont l'expression doit laisser suffisamment de "blancs" pour leur laisser un espace pour s'installer.

Des failles culturelles aussi; par ex. mauvaise définition du "logos"; ainsi que ce concept de "volothérapie" qui suppose le problème résolu, celui de la "volition", qui est la faculté de vouloir.
Cette manière de se cramponner à des affirmations est le premier paradoxe : signe d'insécurité, et contradiction avec une formation psychanalytique, à l'évidence inachevée

Mais le deuxième paradoxe, c'est que cette non-adhésion à la "conférencière" a créé spontanément, autour de la troisième rangée, un peitit groupe d'une dizaine de personnes entre lesquelles le partage s'est établi très vite ; nous avons dîné ensemble et passé une soirée épatante.
Alors merci et à bientôt; Vous embrasse Pierre

PS x aimerait bien avoir les coordonnées de ma voisine y ( 3O / 35 ans psy ) ; possible ?

Écrit par : Pierre Lumix | 2009.03.31



Les commentaires sont fermés.



Déjà plus de 900 abonnés twitter suivent le Café de l'Amour !