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Intervenants récents

Françoise Simpère, Guide des amours plurielles

Lundi 15 juin 2009 à Paris

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fsimpere.over-blog.com

GUIDE DES AMOURS PLURIELLES
Pour une écologie amoureuse

Quels a priori fondent notre vie amoureuse ? Pourquoi celle-ci aboutit à un échec dans près d’un cas sur deux ? Comment s’affranchir des mythes et des peurs qui pourrissent la vie ?

Françoise Simpère* a acquis depuis longtemps la conviction que les amours plurielles  restent le seul moyen de s’adapter aux aléas de la vie affective. Elle prêche pour un changement de pensée complet. Loin du couple « ouvert » à la mode des années soixante-dix ou du libertinage marchand et extrêmement codifié en vogue aujourd’hui, et plus large que la notion de polyamour qui se focalise sur les relations amoureuses en négligeant les autres champs de liberté, elle propose le « Lutinage », plein de charme et de gaieté et ses fervents adeptes, les lutins et Lutines.

Selon Françoise Simpère*, il s'agit de reformater totalement son « logiciel de pensée amoureuse » pour devenir un Lutin car il n’y a pas de vie harmonieuse sans cohérence intellectuelle. Voir le Lutinage comme une simple « autorisation de relations extra-conjugales », c’est à coup sûr aller à l’échec. Les Lutines sont avant tout des "femmes avides de découverte et de connaissance, qui réfléchissent beaucoup sur leur liberté". Les Lutins cherchent à conjuguer sensibilité et virilité tout en prônant une égalité réelle entre les sexes. Le Lutinage est un choix de vie individuel qui dépasse largement la notion de couple et la sexualité. « Penser globalement, agir localement », ce principe écologique s’applique merveilleusement au Lutinage, où la réflexion va de pair avec l’expérimentation, où on avance pas à pas, en progressant à son rythme, sans dogmatisme.

lundi, au café de l'amour, Françoise Simpère* fut le guide de nos amours plurielles réelles ou potentielles. Elle a analysé clairement les a priori sur lesquels se fondent le couple. Elle a proposé de construire des relations dans une réalité choisie et non subie. Enfin, elle a montré qu’il est envisageable de concilier vie de famille et couple au pluriel, liberté et responsabilité. 

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Saluée comme une femme libre à l'occasion de la sortie de son premier texte érotique, « Le jeune homme au téléphone », *Françoise Simpère s’intéresse davantage aux mystères du désir qu’aux secrets de l’orgasme. Elle a également écrit : "Les latitudes amoureuses", "Ce qui trouble Lola", "Des désirs et des hommes" « Autres désirs, autres hommes » , "Aimer plusieurs hommes", etc. (etc désigne huit autres livres qui ne parlent pas du désir… )

 

2009.06.09 01:49 Publié dans Intervenants récents | Lien permanent | Commentaires (31) |  Facebook | |

Commentaires

La belle x ? Pas pour moi, mais les conversations deviennent agréables.
Françoise Simpère. Cool. J'ai bien aimé les conversations dans le carré des libertins-échangistes.
Faudra que j'aille explorer un jour. Pas pressé. Un jour...

Écrit par : Antoine Gérault | 2009.06.16

j'ai bien aimé la soirée : les témoignages émouvants, sincères et les propos ouverts de Françoise. Je ne me sens pas attiré par les amours plurielles - j'ai bien du mal à entrer dans un amour au singulier ! - mais je suis maintenant convaincu que le polyamour existe pour certain(e)s. J'ai acheté le guide pour explorer cette dimension des relations. Je viens lundi 22, dans buffet ; Valérie m'a fait découvrir naguère J. Messinger et j'ai un de ses livres : ce qu'il fait me paraît très pertinent.

Écrit par : Arnaud Maheu | 2009.06.16

J'ai trouvé Françoise Simpère très interessante, même si je ne partage pas sa façon de vivre en couple, je pense que personne n'appartient à personne, mais si j'aime un homme et qu'il me trompe, je préfère ne pas le savoir.

Je ne suis pas restée au resto, car j'ai eu un appel de ma nounou qui voulait partir avant minuit.

Je trouve que ce café de l'amour est une superbe idée, et tu es parfaite dans ton rôle,

Cette semaine je suis débordée par mes formations, je pense venir lundi 22 juin, je te le confirme rapidement

Sinon en juillet on pourra dîner ou déjeuner ensemble et parler d'Ingeborg Bosh Bonomo, ce stage m'a beaucoup apporté

Écrit par : Amandine Riou | 2009.06.16

ça bouge ... Je ne crois pas avoir rencontré déjà l'homme de ma vie ... j'ai besoin de davantage de challenge ... mais c'est en bonne voie au moins au niveau de la tendresse ... j'avais tellement besoin d'en donner et d'en recevoir !

Je suis venue en curieuse hier soir ... j'aime bien confronter mon ressenti avec celui des autres ... mais les "amours multiples simultanées ou non" ce n'est pas tellement mon trip ... je perds le désir dans ce cas là. Tellement de choses m'éclatent dans la vie que les amours qui défilent c'est trop compliqué pour moi à tous les points de vue et j'ai trop de "respect" pour les personnes.
Bonne journée
Charlette

Écrit par : Sybille Natural | 2009.06.16

Eh bien nous avons passé une très belle soirée. C'est vrai que la perspective de rencontrer Françoise Simpère nous a beaucoup motivés. Nous avions, en effet, envie de voir comment l'auteure de "Aimer plusieurs hommes" (un livre qui nous avais charmé lors de sa sortie) incarne en quelque sorte son mode de vie.

Du point de vue de l'organisation, un peu trop de monde et il manquait, pour nous, un côté intime ou "intimiste" à la soirée.

Concernant les mises en situation, je n'ai pas trop compris le but (c'est Charles qui parle). A part la dernière mise en situation qui était très drole... Sinon, j'ai trouvé que l'exercice consistant à argumenter nous faisait trop plonger dans le mental et n'apportait pas grand chose.

Nos coups de coeur : l'exposé de Françoise Simpère qui est une fantastique oratrice en plus d'être une bonne écrivaine. et... l'assistance qui, même si elle était nombreuse, était remplie de personnes avec un très bon "profil" : grande ouverture d'esprit, sensibilité, écoute et déjà une bonne part de cheminement vers soi pour beaucoup...

Voila pour nos remarques à chaud,

Écrit par : Séverine et Charles | 2009.06.16

Que te dire sur le fond du discours,
Bof, un peu déçue à vrai dire par l'intervenante dont j'avais lu "Ce qui trouble Lola".

Concernant les échanges avec le public, vous semblez bien vous connaître et nous étions fort nombreux.

J'ai souri car je connaissais quelques personnes navigant dans d'autres milieux et dont la teneur du discours de F. Simpère ne les autorisait pas à se découvrir dans leurs différences.

On parle de lutinage au lieu de libertinage mais si on a lu le 2ème livre de Catherine Millet sur "Jours de souffrance" qui contrebalance le premier sur sa vie sexuelle, la problématique reste identique du comment ne pas souffrir quand on aime... dans le partage et que l'autre se dissimule et désire ne pas être possédé "mentalement" dans toute sa vie sexuelle et affective par son/sa compagnon/compagne principal/le.

Quant à nommer la psychologie, cette dernière lors d'un article écrit dans Art Press, disait reconnaître une interprétation psychanalytique valable sur sa boulimie sexuelle, celle "d'éviter la sexualité". Etonnant, non, trop de sexe tue la sexualité. Une sorte de déni de sa personne sexuée...

Et d'autre part, une femme a parlé de plusieurs amoureux pour ne pas parler de "plusieurs soumis". La notion de masochisme n'est pas loin.

Il y a aussi le livre de Catherine Laborde "la douce joie d'être trompée" qui illustre bien ce nouveau type de rapports sentimentaux qui à mon avis ne sont pas loin de la religion judéo-chrétienne, contrairement aux "a priori".

Donc dans des débats qui se veulent ouverts la façade sociale est toujours prégnante.

Que sommes nous capables d'assumer de la part de notre liberté associée à celle de l'autre ?

Comment concilier expression de ses désirs et respect de soi et de l'autre ?

Écrit par : Rebecca | 2009.06.16

Soirée intéressante et inspirante pour les amoureux du café, très prolixes en paroles après l'intervention.
Le polyamour a bien des mérites, notamment ceux de nous déranger dans nos petites certitudes et de nous mettre face à nos peurs. Pourtant il reste un produit conditionné, à travers sa fraternité (site internet, appartenance à un groupe) et ses justifications (supériorité par rapport au libertinage, engagement humain) alors que la vraie liberté est de n'avoir aucun code préétabli, aucune carte d'aucun parti, et d'être soi-même au plus profond de sa connaissance intime, capable de tout faire comme de renoncer à tout, libre d'être soi différent et renouvelé à chaque instant si on en a envie.
Le bénéfice du polyamour c'est cependant ce premier courage d'être subversif et de chercher à unir audace et respect, mais ce n'est qu'une étape.

Françoise Simpère a été claire et captivante. De nombreuses peurs dans la salle ont cherché fébrilement à trouver des contradictions dans son discours et des épines dans ses roses. Beaucoup d'hypocrisies craintives donc, puisque bien entendu contradictions et souffrances se partagent avec tout vécu amoureux, qui embrasse tant d'émotions remuantes.

Signé : L'ange du silence

Écrit par : L'ange du silence | 2009.06.16

Tres bien, on m'avait offert "les vertus du polyamour" il y a 4 ans, la conf d'hier a complété ma vision..
Francoise, tres dynamique, tres charismatique, un peu à la Juliette Gréco..
Evidemment, j'aurai préféré etre sur les Champs ds l'autre salle...
Bravo pour le choix du sujet car je suis convaincue (depuis toujours ) que c'est la solution la plus saine ds le domaine amoureux!!

Écrit par : Antonia Narbonne | 2009.06.16

Bravo, excellente soirée ( bon, pas trop sulfureuse quand meme .....).
Parfait équilibre de temps entre l'excellente intervenante et les participants. Ceux ci étaient tres intéressants et nous ont fait partager leur expérience d une façon tres ouverte et naturelle.

J ai beaucoup apprécié la qualité des participants et j ai l' impression que ce café de l amour avait attiré des femmes non seulement plus jeunes et jolies mais surtout plus intéressantes.

Est ce du au lieu ? Mais j'ai trouvé l ambiance nettement plus chaleureuse qu'au dernier café à Haagen Daas....
Merci et à bientot.
Pierre
PS: il ya avait non loin de moi et en face, une charmante blonde , x, avec laquelle je n'ai eu le temps que d'échanger qques mots à la sortie... On espére se revoir ( mais je n ai pas ses coordonnées !) J'espére qu elle viendra à un prochain café de l amour....

Écrit par : Pierre de Caunes | 2009.06.16

bonjour Bénédicte,

je suis venue hier pleine de certitudes et prête à envisager des amours plurielles, pour l'un comme pour l'autre !
Tant que Françoise n'a touché que mon 'cérébral', je me donnais l'illusion de croire que nous étions en phase, mais dès que ce magnifique témoignage de Raoul a touché mon 'viscéral', j'ai compris très vite qu'il y avait pour moi urgence à revenir au Singulier, non seulement pour ne pas risquer de souffrir mais d'abord et surtout pour ne pas faire subir cette souffrance que j'ai entendue hier et accueillie avec beaucoup d'émotion. Je ne me sens capable d'imposer ça à personne !

Merci de cette belle soirée
Ludmilla

Écrit par : Ludmilla Romanelli | 2009.06.16

J’ai un peu l’impression que les polyamoureux ont des polysouffrances ou des polies souffrances (souffrances polies) et que tout est bon pour justifier consciemment des pulsions inconscientes… la limite de ces conduites libératrices ?( en quoi sont elles libératrices ? ) est atteinte par la souffrance de l’autre, et là rien n’est justifiable , au nom d’un soi disant amour et d’une soi disant liberté on fait souffrir l’autre… ???? on lui raconte tout ? On essaie de contrôler l’incontrôlable ? On tente d’éviter la souffrance ? On tente d’éviter les changements ? De manière très sophistiquée, certes, mais on n’est jamais à l’abri de rien… alors ? Que faire ? RIEN, faire confiance à l’univers, à la vie, à sa magie, à ses coups de foudre et accepter les changements…et l’évolution que cela implique…en soi et en l’autre … bonne journée…

Écrit par : Sultane Graziani | 2009.06.16

encore moi,

plus j'y pense et plus je me demande s'il y a réellement une différence entre amours plurielles et adultère(s) autorisé(s).

A approfondir...

Belle journée
Ludmilla

Écrit par : Ludmilla Romanelli | 2009.06.16

J'ai trouvé Françoise Simpère très interessante,
même si à la fin la belle théorie de pluaralité amoureuse se résumait pour son histoire personelle a s'assurer qu'au yeux de "son" mari" son "homme" elle restait la numéro 1
et que lorsque durant trois ans, elle avait été reléguée à la seconde place, elle n'avait pas apprécié du tout
et même semblait fière d'occuper à nouveau la préférence.
Il y avait donc contradiction entre ce qu'elle prone comme un art de vivre et ce qu'elle vit aujourd'hui.
Je sais qu'à ce moment précis pour moi tout a basculé.
En effet de prime abord intéréssée par le sujet, les intervenants m'ont convaincue que oui,
on pouvait permettre à l'autre
ou se permettre d'autres "amours"
à condition de rester "l'unique" pour celui qui comptait vraiment.
Cet instinct de possession, nous l'avons en nous depuis la nuit des temps et ce serait oublier le propre de notre condition humaine que de vouloir en amour penser qu'il puisse en être autrement.
Lorsque nous aimons profondément
nous pouvons certes nous autoriser des aventures
mais je crois aussi que ce sont simplement des adultères autorisés
qui présentent l'inconvénient de faire énormément souffrir l'autre lorsqu'on les avoue.
La liberté en amour ou ailleurs implique un profond respect de l'autre
et que l'on souhaite avant tout voir heureux.
Voilà en vrac mon ressenti, c'était mon coup de gueule ou plutot mon coup de coeur.
Isabelle

Écrit par : tanguy | 2009.06.16

Merci pour ces nombreux commentaires. En deux heures, même denses, il n'est pas possible d'aller dans le détail du Lutinage et surtout d'expliquer réellement la réflexion qu'il sous-tend, bien au-delà des "adultères autorisés" et bien au-delà aussi de la liberté amoureuse. C'est une démarche globale vers l'autonomie de chaque personne, associée au sens de la responsabilité et au respect de l'autre, dans ses désirs et ses chagrins. Je ne suis pas d'accord avec le commentaire sur l'idée d'être numéro 1 ou non. J'ai employé ce terme parce que l'amie de mon mari avait, elle, exprimé l'exigence d'être le numéro 1, mais personnellement, je ne suis pas dans ce trip, les rapports de force et de pouvoir m'insupportent. En fait, le mieux pour comprendre à tête reposée ce travail qui dure depuis 35 ans (oui, c'est un travail au sens où cela demande des efforts, de la progression, de la réflexion, où on se confronte aux doutes, etc)... c'est de lire mon livre :)

Écrit par : françoise | 2009.06.16

merci Françoise pour cette excellente soirée. J'ai retrouvé en vous écoutant tout le plaisir que j'avais déjà eu en lisant votre dernier livre. Bravo également aux témoignages très émouvants de la salle. Etre lutine est devenue pour moi une évidence, l'un des moyens permettant que le couple dure.
Quelques questions tout de même : n'est ce pas trop dur lorsque l'on est amoureux de ne voir la personne que de loin en loin ? actuellement amoureuse de mon compagnon et d'un autre homme, je souffre du manque lorsque je n'ai pas de nouvelles de cet homme, souffrance et impatience de l'amour tout simplement ...
merci encore à vous et à Bénédicte pour cette soirée
au plaisir de lire votre blog
amicalement

Écrit par : flora | 2009.06.17

J'ai écouté mi amusée mi "choquée "Francoise Simpere qui d'un ton badin nous a présenté un nouveau concept de relations amoureuses : le lutinage. Devant ce discours assez vendeur, je n'ai pu m'empêcher de penser qu'une relation simplement duelle demandait déjà un tel boulot, que la perspective de gérer un "cheptel d'amants" (es) s'avérerait au dessus de mes moyens ! Devoir jongler avec le coeur de chacun... donner de soi en créant une relation digne de ce nom, ménager les susceptibilités, prendre le risque, parfois, de se faire "reléguer au placard", permettant à l'autre de lutiner allégrement si nécessaire, je crois que mon âme en perdrait sa raison d'être, ma tête en perdrait sa boussole, quant à mon corps y gagnerait-il beaucoup ?

Plus sérieusement, La liberté amoureuse est dangereuse, elle demande accord tacite des parties et encore...
Eriger la pluralité comme "une démarche globale vers l'autonomie associée au sens de la responsabilité" (je cite) tient de la théorie fumeuse, car il semblerait que la raison fasse semblant d'accepter ce que le coeur a du mal à faire ! La pluralité est comme les autres, elle ne peut nier son lot de jalousie, d'amertume, de colère, tous ces bas instincts auxquels nous n’échappons pas et qui nous rappellent notre condition humaine.

Ce qui me gêne aussi est malgré tout cette notion de « papillonnage » qui flotte au dessus de tout ça : Que puis je donner d’authentique, de profond, de sincère en étant sur plusieurs fronts amoureux en même temps ?? Je me disperse, je me partage, je m’écartèle… Je donne un peu de moi à chacun…Cela suffit-il à l’autre, à moi ?????

Bref, je pense que 35 ans ni suffirait pas pour me convaincre, car si François Simpère a consacré tout ce temps, toute cette énergie pour le vivre pleinement, je préfère persister, le reste de ma vie, à continuer à chercher le bon mode d’emploi d’une simple relation « à deux » !

Bravo pour ce sujet qui aura fait débat.

Fleur de lotus.

Écrit par : Fleur de Lotus | 2009.06.17

La conférence était intéressante, les interventions un peu moins , à mon goût, car les personnes étaient dans des jeux de rôle et pas du vécu.

Quelques témoignages authentiques et vibrants qui expliquent la difficultés de ce choix de vie.

Cela m'a permis de clarifier certains mots de vocabulaire et de mieux cerner ce que j'attends d'une relation amoureuse.
Merci à Françoise Simpère et à toi.

Cordialement
France

Écrit par : Framboise Olivier | 2009.06.17

Je crois que je partage quelque chose avec Françoise Simpère : comme elle, c'est la pratique écologique quotidienne qui m'a amenée au Café de l'Amour !

Quand, comme je m'y suis engagé depuis une quinzaine d'année, je change progressivement ma façon d'exister, de vivre le quotidien :

- me soigner avec des remèdes naturels, homéopathiques, des pratiques psychocorporelles (yoga, méditation, kinésiologie, ostéopathie,...)
- me vétir de matériaux sains ou récupérés,
- me nourrir bio, local, végétarien/végétalien, sauvage,...
- réduire, recycler et composter mes déchets,
- me déplacer avec un minimum d'énergies fossiles, marche, vélo, train,...
- décroitre ma consommation d'énergie, mon impact sur la planète, mon empreinte écologique,...
- changer mon rapport au travail, ma dépendance au salaire (temps partiel,...),

Alors je remarque que ces changements amènent d'autres changements en profondeur, qui sont avantageusement accompagnés par des pratiques psychothérapeutiques ou chamaniques. Et je constate aussi que je finis par changer mes relations avec les autres et je me mets à pratiquer, du mieux que je peux, une "écologie relationnelle" :

- j'intègre l'existence de tous les habitants de la planète, nés ou à naître, de quelque espèce que ce soit, dans mon rapport au monde,
- je reconnais et équilibre mes pôles masculin et féminin,
- je remplace la compétition par la coopération,
- avec mes proches je pratique l'écoute l'empathique, la Communication Non-Violente (CNV), je tente la sociocratie,...

Et tout cela fonctionne en un système cohérent. Je vois des associations fonctionner "en réseau" en autogestion collective en éliminant les effet de pouvoir, en réduisant l'effet du PFH (le Putain d'Facteur Humain), en présentant des "associations de candidats bio-diversifiés" à vos suffrages...

Et pourquoi diantre les relations amoureuses ne changeraient-elles pas aussi par la même occasion ? Comment pourrais-je aimer et respecter tous les habitants de cette planète sans distinction aucune et exclure des êtres qui me sont proches et chers du champ de certaines relations si riches, pour honorer une croyance en l'exclusivité amoureuse ou sexuelle ?

Et bien j'étais parmi vous hier soir à cause de ce paradoxe invivable qui me mène à nouveau sur des chemins neufs et vers des relations neuves et libres. L'écologie est vraiment la "science" des relations, dans tous les sens du terme.

Je savais que je n'étais pas seul à me poser ces questions, mais hier j'ai vraiment rencontré des gens qui s'y sont mis, qui ont accepté de se changer et de laisser changer l'autre, d'en parler dans un profond respect de chacun et de ses limites. Merci Françoise, merci à ceux qui ont dévoilé leur chemin et leurs doutes, d'avoir défriché, de nous partager votre expérience. La lecture du "Guide des amours plurielles" est un chouette complément à cette soirée. Tout cela m'aidera bien à avancer en favorisant la joie et la légèreté autour de moi, tout en évitant certains écueils dans lesquels je pourrais tomber si facilement en voulant tout réinventer. Car le point numéro un, c'est le respect de l'autre, tel qu'il est. Et c'est pas facile tous les jours.

Merci Françoise, merci Bénédicte pour cette présentation, et comme toujours en matière d'écologie : passons à la pratique quotidienne ! En s'amusant, comme ce lundi soir.

Sur l'organisation : le chauffage était parfait et totalement à l'énergie animale non-fossile... la climatisation par courant d'air tout-à-fait écolo aussi... bravo ! Bon je plaisante. Les petits débats étaient amusants mais ça a trop duré pour mon goût : trop intello sur les concepts et croyances alors que ma question c'est "comment on fait lundi matin ?". Du coup j'ai trouvé que ca à été un peu court pour les questions-réponses vu le temps qu'on a mis à se ranger en sardines dans la salle et à commencer.

Enfin une suggestion : vu le succès de l'opération, si tu réinvites Françoise Simpère je propose un lieu plus vaste comme le Champ de Mars par exemple !

Amandin

Écrit par : Amandin | 2009.06.17

Françoise a fait preuve de beaucoup d'intelligence, de sensibilité et certainement d'honnêteté en ne disant pas que c'est facile et que tout est permis. Les interventions des "défensseurs" des amours plurielles m'ont fait aussi bonne impression. On était loin du sexe pour le sexe mais plus dans la recherche d'une relation complète non dépourvue parfois de souffrance.

Côté organisation ce n'était pas tout à fait ça ! Trop sombre, trop petit, trop chaud. Ce n'est pas bien grave une fois de temps en temps.

Merci pour votre engagement et votre dynamisme.

Écrit par : Jacques Pelletier | 2009.06.17

Ah ces lieux magiques !
Ce thème magique de l'Amour !

J'ai beaucoup aimé la façon dont Françoise Simpère a traité ce sujet délicat mais si important de l'ouverture d'Amour vers les autres...

Vivre des histoires d'Amour ! Que de beaux projets sans culpabilité car dans le partage avec son compagnon ou sa compagne, voilà une ouverture supplémentaire et possible de bonheur, reste un petit travail peut-être pour que tout se passe le mieux du monde et surtout sans souffrance....

Merci Bénédicte,

Quant au soupirant, il me semble savoir de qui il s'agit : peut-être un homme charmant et très souriant portant de fines lunettes, qui a eu connaissance de mon prénom ! fin observateur !

Je pense venir aux prochains cafés, dans la mesure de mes disponibilités, donc des possibilités de revoir ce souriant inconnu...

A bientôt

Écrit par : Virgiinie Morel | 2009.06.17

Oui c'était une soirée importante pour moi. J'avais l'impression que la plupart des gens présents étaient complètement à l'aise avec le sujet et le lutinage. Pour moi j'ai encore beaucoup de travail pour arriver là ! Mais c'est bon de me rendre compte que cet état est totalement normal.

Écrit par : David Munch | 2009.06.17

Bonjour Bénédicte,

Tout d'abord un grand merci et mes félicitations pour l'organisation du café de l'amour dont je trouve la tâche aussi ardue que passionnante.

J'ai trouvé intéressant le thème abordé et ai particulièrement apprécié l'intervention de Françoise Simpère dont je trouve l'approche très fine et très respectueuse. J'ai par ailleurs beaucoup apprécié son anecdote sur le couple de sa famille, dont la femme a tenu un journal, couple ayant expérimenté l'amour lutin. Pourriez-vous lui demander si elle envisage d'écrire sur cette histoire qui serait passionnante ?

Il n'y a pour moi rien de de tabous ou véritablement sulfureux dans le fait d'avoir de nombreuses amours parallèle. Et même si je ne suis pas passée à la "pratique" l'idée d'aimer deux voire plus de personnes ne m'est ni étrangère, ni incongrue. J'ai souvenir quand j'avais 28 ans, et plus tard également, d'être tombée amoureuse de deux hommes en même temps et il est vrai que seule la pression sociale, familiale et relationnelle m'a incité à faire un choix alors que je n'en avais pas véritablement envie. L'idée de renoncement étant la part la plus difficile pour un individu. Je ne sais comment je réagirais aujourd'hui si la situation se représentait

J'ai apprécié l'idée de mise en situation ainsi que les expériences vécues, même si je déplore que parfois l'un des éléments d'un couple lutin, fasse preuve d'égoisme et parfois de légèreté en ne prenant pas en considération les sentiments de son autre "facette" (à défaut de moitié). L'amour lutin pouvant être vue comme une boule à facettes ;-))

La transparence et l'idée de vouloir se déverser "à tout crin" de l'expérience que l'on peut vivre en dehors de l'autre pouvant parfois être d'une extrême violence pour celui qui la reçoite, et c'est à mon avis, et cela n'engage que moi, dans ce type de comportement que je me demande où est la place véritable de l'amour. Il n'y a aucun jugement dans ma réflexion, juste une interrogation....

J'attends avec impatience vos prochains sujets, car le thème essentiel "l'amour" ne peut que m'intéresser.

Bien à vous.

Samantha

Écrit par : Samantha Foxier | 2009.06.17

Ca a été une soirée très intéressante et j'ai beaucoup apprécié la façon dont Françoise a expliqué ses livres et ses choix. Le sujet fait effectivement partie des questions qu'on peut se poser au cours de sa vie.

J'espère pouvoir participer à d'autres rencontres que vous organiserez, cela dépendra surtout de mon emploi de temps, car l'envie ne manque pas.

Les mises en situations sont un vrai chalenge, je ne suis pas sure que moi j'arriverai à me lancer :-) Je trouve que la soirée a été bien organisée, nous étions effectivement un peu serrés, mais cela montre aussi le succès de votre café de l'amour

Écrit par : Adriana Lolowicz | 2009.06.17

J'étais un peu étonné qu'elle ne réponde pas à ma question surtout en me disant que c'était une question "très intime"...Peut-être n'a t'elle pas compris le sens de ma question sur "sa limite et sa peur" car je ne demandais aucun détails sur sa vie privée, mais l'objet ultime de sa peur, celui qu'elle aurait peut-être identifié...(le vide ?, une autre dimension de la conscience ?, la perte de toutes les "sécurités", etc...)

Écrit par : Arnaud Delattre | 2009.06.17

Merci pour ton accueil qui dés l'arrivée au sommet de cet escalier tortueux nous fit oublier qu'à trop vouloir reculer on finira par se casser la gueule.

Trés bien accueillis et détendus donc, nous voilà ma Lutine et moi-même aux portes du possible sans en être pleinement convaincu.

Et puis, Françoise me parle, nous parle, je l'écoute, je l'entends, je comprends. En plus de nos corps déjà étraints, mon esprit et celui de ma femme se rejoingnent.

Françoise expose. Pour certain son univers de Lutins et de Lutines n'est que curiosité et utopie, mais elle succite de nombreux questionnements, donc de l'intéret. Il n'y a pas de folie dans tout cela. Pour nous jeunes Lutins, c'est un chemin fait de pétales de roses avec toutefois quelques épines qui traînent deci-delà. Je préfère malgré tout la voie de l'honnèteté, de la confiance, et du respect à celle du mensonge, du non dit et de la rupture.

Et là comme sorti de sa boite à ressort, Zébulon... heuu...Bénédicte reprend brillament le flambeau et nous fait entrer dans l'aire de jeux pour adultes (dans l'autre sens, orthographier autrement, le tout en boucle, cela donnerai : Jeux d'adultes ère de jeux d'adultes ère "ad libitum", faites gaffe quand même, ça brûle... ).

Le micro circule, les langues se délient, le temps nous pressent, l'envie de dire, d'exprimer par les mots, le corps, l'esprit, montrer que c'est aussi un chemin de l'AMOUR. Ma femme parle, je l'aime...elle m'aime. Je parle, j'en suis convaicu.

Je regarde ma voisine de droite qui depuis le début de la soirée nous accompagne dans notre histoire, et je l'a trouve belle, je suis troublé. Suis-je Lutin, ou deviens-je libertin ? Il faut que je mange !!!

Ca tombe bien car au "café de l'amour" aujourd'hui au" St antoine", on y mange, on y mange, plutôt bien. On se taille une...bavette, encore et encore, et pour nous elle sera à l'échalotte... Ce qui n'est pas recommandé pour "pécho", mais nous on s'en fout puisqu'on s'aime...

Bien-être, convivialité et pour certains questionnements, voilà le régime de la colo pour ce soir.

Tiens, un cadeau surprise !!! Sans doute parceque nous avions un menu "pratiquants", l'honneur et la joie de raccompagner sa sainteté... Françoise (je vous laisse faire vous même le Jeu de Nom ! ).

Elle nous lache dans ce ciel Parisien, comme gonflés à l'hélium, avec comme étiquette accrochée au ballon, son livre dédicassé, un guide au cas où des vents contraires pertuberaient notre voyage.

Merci Françoise Simpère,

Merci Bénédicte,



Raoul qu'est plutôt cool avec sa lutine.

Écrit par : Raoul Dulac | 2009.06.17

Merci pour tout d'abord, c'était une première pour moi. Ce sujet touche une part de soi forcément intime et je me suis senti très à l'aise et bien accueilli (bien que un peu vacillant au moment de prendre le micro mais ça ce n'est que moi!).

Comme le disait Françoise, c'est 30 ans de boulot ... Je pense que dans tous les cas, les relations amoureuses, qu'elles soient plurielles ou uniques, sont de grandes aventures humaines dont on ne sort pas indemne, qui nous transforment et qui font souffrir parfois, mais elles sont tellement enivrantes et enrichissantes! Je crois qu'on pourrait insister là-dessus, car il semblerait que les "non convaincus" par l'amour pluriel semblent dire que nous sommes les seuls à souffrir, j'ai entendu "mais c'est beaucoup de souffrance tout ça quand même"... Leurs amours "uniques" n'ont donc été que des longs fleuves tranquilles?

En tout cas cette soirée m'a permis de rencontrer Raoul et d'échanger mes coordonnées avec lui, pour pourquoi pas poursuivre la discussion sur nos situations respectives.

A une prochaine peut-être, et je ne manquerai pas de recommander ton café à des personnes de mon entourage!

A bientôt,

Renaud

Écrit par : Renaud Daubert | 2009.06.17

Pour Arnaud et celles ou ceux qui auraient des questions, ils et elles peuvent me contacter via mon blog "Jouer au monde" en cliquant sur "contact". Je réponds à toutes les questions, mais effectivement sur certaines très intimes- ce qui ne signifie pas forcément sexuelles- je le fais par écrit et pas devant 80 personnes car je suis plutôt réservée et discrète sur ce qui me touche de près.
Effectivement, le Lutinage n'est pas facile, car il va à l'encontre de nos conditionnements psychiques et sociaux, il demande d'avancer avec prudence et de beaucoup réfléchir à chaque pas nouveau, il ne convient pas non plus à tout le monde et il n'est pas une garantie contre la solitude ou les chagrins. Pas plus que la monogamie d'ailleurs. Mais il apporte de telles joies, une telle plénitude, des relations si fortes et si durables que je ne changerais de vie pour rien au monde. Et l'aspect sexuel est finalement assez secondaire dans ce choix, ce qui étonne toujours les non Lutins!

Écrit par : françoise | 2009.06.17

Cette intervention de Françoise me semble être celle qui a le plus succité de questions, pour ne pas dire de "malaise".
Pour ma part, encore une fois, je vois que je suis en connection avec la vie, puisque depuis quinze jours, j' ai plus ou moins deux histoires en même temps.

je te dirai pour te donner un avis rapide, que je n' ai pas envie de faire de ces "polyamours" un mode de vie et de pensée, mais je trouve intéressant l' ouverture que ça laisse en amenant tolèrance et lucidité sur la possibilité de vivre des amours simultanés sans être rongé par la culpabilité ou la jalousie. Il y vraiment quelque chose à creuser là : à ressentir et à méditer ...

Comme d' habitude, tu as l' art d' amener des gens et des réflexions d' une grande qualité et je suis entrain de devenir une "addict" de tes conférences.

Je regrette un peu le manque de jeunesse dans la population adepte du café de l' amour, mais je comprend bien que les plus jeunes se lancent dans des passions avec toute la fougue de la jeunesse, et que c 'est seulement à un certain âge, et quelques déceptions, qu' on essaye de comprendre afin de ne plus refaire les mêmes erreurs.

Sinon, j' ai fait une belle rencontre le soir du tantra avec les deux jumelles : xx, chez qui j' ai vu des qualités magnifiques, rarement réunies en une seule personne.

Bon, il a une copine et il vit à y, mais de toutes façons, je ne suis pas là pour me trouver un chéri, mais pour travailler sur le concept de l' "Amour" , tout comme je travaille sur moi.

D' ailleurs je t' avoue que je trouve ton job trés intéressant et je bosserais bien dans ce domaine ; rassure toi, je ne vais pas te faire de concurrence de si tôt, c 'est pas l' objectif ! Mais devenir plus active, dans ce domaine du développement personnel, et plus précisement dans la relation amoureuse, est quelque chose qui me plairait vraiment.

Voilà, alors merci de nous enchanter et à lundi

Écrit par : Tiphaine Tanguy | 2009.06.18

Alors pour moi, je me suis aperçue dans cette soirée que j’étais depuis une dizaine d’années « une lutine » sans le savoir…

Je garde d’excellents contacts avec mon mari dont je suis séparée officiellement, mes amants ; ce qui est important pour moi, c’est qu’il y a vraiment de l’amour et du respect dans mes relations, et c’est pour cela qu’elles peuvent durer des années. Chaque relation est différente, riche de cette différence, et cette diversité m’enrichit personnellement.

Mon mari ne partage pas ce point de vue, il est « exclusif » dans sa façon d’aimer. Par la force des choses, il accepte que je sois « lutine » !!!

Aujourd’hui j’ai m’impression de célébrer la vie et de vouloir continuer à ‘évoluer’ ...avec des hommes qui ont ce respect et cet amour au fond du cœur.

Ce monsieur que vous avez mis à côté de moi, et qui a 15 ans de mariage, est très malheureux de ce qui lui est arrivé. Il n’arrive pas à célébrer la vie du tout !!!

Écrit par : Nathalie Chanteloup | 2009.06.18

F Simpère, telle que je l'imaginais à travers ses écrits... Directe, simple, saine, remettant, mine de rien des pendules à l'heure avec un subtile mélange de douceur et de vigueur.
J'ai apprécié la sincèrité et l'implication de certains témoignages et les jeux de rôles. Aussi également que le nombre de personnes et le manque de temps nous épargnent l'obligation des mises en situation systèmatiques et la souplesse dont vous avez fait preuve en ne forçant pas les choses...
La possibilité dont j'ai profité de trouver les derniers ouvrages de F Simpère ; j'ai retrouvé également quelques amis avec qui j'ai eu plaisir à échanger

Écrit par : Catherine Marie | 2009.06.18

Je connaissais déjà Françoise Simpère, je ne l'ai donc pas trouvée "sulfureuse" ni "fameuse". Je sais qu'elle s'exprime avec aisance, ayant déjà longuement mûri ses conceptualisations, donc que la soirée serait intéressante...

Et elle l'a été...

J'ai un peu regretté que la parole ne lui soit pas redonnée plus souvent lors de la phase interactive, après 3 ou 4 interventions de la salle par exemple, pour lui permettre de "recentrer" le débat et éviter les redites de certains.

Témoignage touchant d'un homme (Raoul) confronté aux choix de sa compagne.

Écrit par : Emmanuel Heine | 2009.06.20



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