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Lundi 24 janvier avec Richard David Precht

 

 POURQUOI CHERCHONS-NOUS TOUJOUR PLUS L'AMOUR ?
Et pourquoi le trouvons-nous de moins en moins ?

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Dans quelle mesure sommes-nous soumis à nos gènes ? Est-ce que je t'aime ou est-ce que j'aime que tu m'aimes ?


Pour Richard Precht*, nous voulons  conjuguer sexe, amour, intensité et durée. Nos attentes ne cessent de croitre, à proportions de celle de l'autre vis à vis de lui et de nous-même. Le risque serait de ne trouver aucun partenaire amoureux capable de réaliser tout ce que nous attendons pour nous satisfaire pleinement. Ce grand écart entre "vouloir aimer" et "ne plus pouvoir aimer pleinement dans la durée" est l'un des problèmes centraux de notre époque. Tout se passe comme si nous aimions davantage l'amour que l'autre...

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Nous sommes aujourd'hui très bien informés des conditions et des conséquences de l'amour. Mais toujours pas des conditions et des conséquences de cette information ? Quel est l'avenir d'un amour qui sait tant de choses sur lui-même ? Peut-on encore le goûter dans toute sa pureté ou faut-il y ajouter un zeste d'ironie ?

Lundi, au café de l'amour, nous vivrons une soirée exceptionnelle avec Richard Precht*, un auteur charismatique, original et passionnant. Accompagné par cet homme brillant, impertinent et jubilatoire, nous voyagerons en philosophie pour toucher du doigt l'étrangeté de l'amour, "cette chose improbable et tout à fait normale".

 

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Auteur de Qui suis-je et si je suis, combien ?, un best seller en Allemagne qui s'est vendu à plus de 1 millions d'exemplaires, *Richard Precht est docteur en philosophie, diplômé de l'université de Cologne, où il a ensuite été professeur. Il est aussi écrivain et journaliste de radio et de presse écrite. Son dernier ouvrage Amour, déconstruction d'un sentiment,  vient de paraître aux éditions Belfond.

 

 

 

Michel Lacroix à Paris, Lille et Bruxelles

Michel Lacroix était le 27 janvier à Paris, le 7 février à Lille,
à Bruxelles le 16 mars

AVOIR UN IDÉAL, ET PARTICULIÈREMENT EN AMOUR, EST-CE BIEN RAISONABLE ?

michel-lacroix.jpgMichel Lacroix


Faut-il avoir un idéal pour être heureux ? Pour répondre à cette question, n’hésitons pas à affronter nos ambivalences. D’un côté, nous envions ceux qui vivent pour leur idéal et n’ont crainte de proclamer qu’ils ont trouvé un sens à l’existence ; de l’autre, nous sommes assez soulagés de voir que notre propre vie n’est pas envahie par cet encombrant compagnon. Et pour cause : la notion d’idéal suppose un engagement total qui a de quoi intimider. Et nous ne pouvons oublier non plus qu’en son nom ont prospéré les pires totalitarismes du XXe siècle... Pourtant, l’idéal est décisif pour la vie psychique. Il vient du plus profond de notre nature, il nous pousse à nous dépasser et, plus encore que l’émotion ou la capacité de communiquer, il signe notre humanité. D’où vient alors qu’il puisse être si destucteur ? Est-ce un bon ange ou un démon ? C’est à visiter cette notion controversée sur les plans psychologique et philosophique que s’attache ce livre, mais aussi à proposer pour aujourd’hui une autre manière d’être idéaliste, moins toxique, plus sage que par le passé. À l’issue de cette exploration, il se pourrait bien que nous soyons mieux à même de réconcilier en nous ces deux frères ennemis que sont l’aspiration à l’idéal et la nécessaire implication dans la réalité.

PAROLES TOXIQUES, PAROLES BIENFAISANTES
« De mon voyage au pays des mots et des phrases, je compte extraire une morale.
Une morale qui dira comment il faut parler. Une morale du langage. Une éthique de la parole. »

 Et si c’était dans la parole que se trouvait la véritable clé du progrès pour l’avenir de notre humanité ? C’est la question originale et pertinente que pose le philosophe Michel Lacroix dans son dernier ouvrage : après avoir défi ni les fonctions psychologique et relationnelle du langage, il dresse des règles à la base d’une véritable « éthique de la parole », sorte de « morale du langage » permettant d’améliorer nos relations et de tisser de nouveaux liens. Un livre simple mais bienvenu pour mesurer l’importance d’une rhétorique bienveillante et attentionnée.
Paroles de bienvenue, d’encouragement, de tendresse, de confiance, de pardon ou paroles de reproche, de dénigrement, de rejet…, les mots comptent autant que les actes en ce qu’ils peuvent être libérateurs ou aliénants. D’où la nécessité de s’interroger sur une éthique de la parole. Car pour Michel Lacroix, en terme de morale, l’axe « que dois-je faire ? » n’est pas suffisant, il faut aussi s’interroger sur le bon usage de la parole.

Traditionnellement la morale du langage s’organisait autour de la véracité ou du mensonge. L’auteur, lui, choisit d’élaborer une « éthique de la parole » en fonction du bien-être ressenti par l’individu. S’appuyant sur les courants qui ont mis en lumière l’impact psychologique de la communication comme l’école de Palo Alto, la philosophie de la politesse et la pragmatique linguistique, le philosophe propose une charte de la bonne communication construite autour d’une parole polie, attentionnée, partagée, positive, respectueuse des absents, tolérante, responsable et messagère de vérité subjective et objective.
Cette éthique de la parole valorisée et mise en place dès le plus jeune âge est, pour le philosophe, nécessaire pour freiner les dérives déshumanisantes du travail, pour endiguer la dégradation des relations sociales et pallier les carences graves qui subsistent dans la sphère familiale et éducative. Sans chercher à donner de « recettes miracles », il propose un art martial du langage qui permet de se comporter de façon éthique et efficace face à un interlocuteur dont le comportement verbal serait justement non éthique.

 

Biographie
Normalien, agrégé de philosophie, Michel Lacroix est maître de conférences à l’université de Cergy-Pontoise. Auteur d’une douzaine d’ouvrages parmi lesquels Le Culte de l’émotion (Flammarion, 2001), Avoir un idéal, est-ce bien raisonnable ? (Flammarion, 2007), il a reçu l’an dernier le prix Psychologies-Fnac pour Se Réaliser, paru chez Robert Laffont.