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Michel Maffesoli, Le libertinage s'inscrit-il dans l'esprit du temps ?

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Michel Maffesoli était au Café de l'Amour à Paris le 3 mai 2010

LE LIBERTINAGE S'INSCRIT-IL DANS L'ESPRIT DU TEMPS?
Sexualité... Sentiment... Un éclairage sociologique


Le libertinage et ses différentes expressions, loin de se marginaliser, s'accentue dans notre société. Ce type de sexualité ne semble plus réservé aux intellectuels bohèmes, amateurs de sensation, âgés de 40 à 60 ans, mais toucherait aussi de jeunes couples de 20/25 ans.

Selon Michel Maffesoli*, depuis les années 60, l'ombre de Dyonisos, figure androgynique qui caractérise une virilisation des femmes et une féminisation des hommes, plane sur notre civilisation. Elle prend son ampleur actuellement. Le corps, définitivement célébré, règne. L'esprit du temps serait festif, ludique, hédoniste.

Pour autant, des orgies grecques et romaines à l'oeuvre de Sade, toutes les formes de sexualité, de l'échangisme au sadomasochisme, ont existé et reviennent périodiquement. La seul différence de notre époque, c'est le médium, l'outil technologique. Internet permet d'entrer en contact facilement avec un partenaire qui correspond à nos propres goûts

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Lundi, au café de l'amour, Michel Maffesoli* proposera un éclairage inattendu des nouvelles façons d'aimer. Il montrera comment la figure de l'affect se développe, permettant aux coups de foudres de reprendre leur fonction. Selon lui, le sentiment prendrait le pas sur l'amour, le sexe ne serait plus privé, mais remis dans le circuit de la collectivité, la femme ne serait plus la propriété du patriarche jaloux, mais reprendrait sa liberté. Le désir ne serait plus capitalisé en fantasme mais deviendrait réalité.

Théoricien de la postmodernité, phénoménologue des tribus, décrypteur du présent, *Michel Maffesoli est affilié entre autre, aux œuvres d’Émile Durkheim, d’Edgar Morin et de Jean Baudrillard. Il apparaît par ailleurs comme l'un des principaux théoriciens du libertinage. Vice-président de l'Institut international de Sociologie, il est aussi membre de l'Institut universitaire de France. Plus généralement, Michel Maffesoli a fait l'objet de controverses à la fois scientifiques et professionnelles. La plus célèbre d'entre elles concerne la thèse qu'il dirigea et fit soutenir à l'astrologue Élizabeth Teissier. Il dépeint dans ses livres phares (La Logique de la domination, La Violence totalitaire, L’Ombre de Dionysos, Au Creux des apparences, ou Le Temps des tribus) un cosmos pluriel et mouvant, dans lequel tribus, groupuscules et réseaux se font, se défont continuellement. L'ombre de Dyonisos vient d'être réédité. Son dernier livre "Qui êtes vous Michel Maffésoli" est paru en février chez Bourin Editeur.

François Roustang, Le secret qui change la vie ?

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François Roustang était au Café de l'Amour à Paris le 26 avril 2010

LE SECRET QUI CHANGE LA VIE ?
La leçon de Socrate pour aller mieux !

Loin d’être le premier philosophe, Socrate ne serait-il pas le premier vrai thérapeute ? Celui qui aurait le mieux compris les effets qu’il faut produire pour modifier son rapport à soi et au monde ?

Au-delà de la véritable originalité de Socrate, pour François Roustang*, il s’agit de nous faire comprendre comment il est possible de produire une modification de l’existence en acte et pas seulement en pensée. Le fameux adage "Connais-toi toi-même" n'aurait rien de socratique. La sagesse de Socrate ne consisterait donc pas dans la connaissance de soi, mais pour ainsi dire dans un oubli de soi. Aussi ne saurait-on en faire le précurseur des philosophies et des morales de l'introspection.

Lundi, au Café de l'amour, à la représentation classique de Socrate en sage et en raisonneur, le philosophe thérpeute François Roustang* substituera un "Socrate sorcier", capable de produire par la parole chez ses interlocuteurs un état de transe, qui explique certaines de ses conduites étranges et de ses excentricités. Notre invité montrera que, s'il n'a pas été initié à des pratiques chamaniques, Socrate aurait rencontré de tels praticiens.


Né en 1923, François Roustang*, une personnalité à ne pas manquer, est un homme de changements, sinon de ruptures. D'abord jésuite, il a publié dans la revue Christus un article intitulé "Le troisième homme", qui connut un grand retentissement, et lui valut d'être exclu de la Compagnie de Jésus. Ayant perdu la foi, il se marie, devient psychanalyste. Là encore, son parcours est marqué par la dissidence. Proche de Lacan, il dénonce les dérives sectaires de ses épigones (Lacan. De l'équivoque à l'impasse, 1986). Tout en continuant à réfléchir sur les apports de la psychanalyse, il finit par rompre avec elle et par entamer un travail théorique et pratique sur l'hypnose et l'hypnothérapie (Qu'est-ce que l'hypnose ? 1994). Thérapeute dissident de la psychanalyse, François Roustang mène depuis des années une réflexion radicale sur les conditions du changement. Elle l’a amené à redécouvrir la fécondité de l’hypnose pour produire une modification profonde de notre regard sur nous-mêmes et de notre rapport au monde. Sa trilogie "La Fin de la plainte", "Il suffit d’un geste", "Savoir attendre" le range parmi les auteurs les plus originaux en France dans son domaine. Son dernier livre "Le secret de Socrate pour changer la vie" est sorti récemment aux Éditions Odile Jacob.
http://fr.wikipedia.org/wiki/François_Roustang