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Pascal de Sutter, La sexualité des gens heureux

Pascal de Sutter était au Café de l'Amour à Bruxelles chez Cook and Book le mercredi 10 juin 2008.

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LA SEXUALITÉ DES GENS HEUREUX
Ce que l'on ne nous dit jamais !


Faire l’amour permet-il de vivre plus longtemps ? Faut-il réaliser ses fantasmes ? Être heureux, est-ce faire l’amour souvent ? Que veut dire « être infidèle » ? Y a-t-il une limite d’âge pour faire l’amour ? Les gens heureux ont-ils plus de désir sexuel que les autres

Depuis des années, Pascal de Sutter* accumule les résultats passionnants de recherches scientifiques en sexologie. Objet de publications confidentielles, réservées aux chercheurs, elles remettent en cause nombreux préjugés ; il les partage aujourd'hui avec le grand public. Dans son dernier livre, il s'inspire des mécanismes positifs dans la rencontre de deux individus pour aider chacun à vivre mieux sa sexualité. Selon lui, le bonheur sexuel n’est pas synonyme de performance, pas plus que d’échangisme ou d’expériences SM. On confond trop souvent sexualité épanouie et pratique extrême. Or, la dimension psychosociale de la sexualité lui paraît essentielle, puisque la plupart des gens ne font pas l’amour pour avoir un enfant ou pour assouvir une pulsion immédiate ; la sexualité permet d’exprimer nos sentiments amoureux, d’où l’expression littérale de « faire l’amour » qui existe dans de nombreuses langues.

Mercredi, au café de l'amour de Bruxelles, Pascal de Sutter* a préfér aborder la notion de « motivation sexuelle » plutôt que celle de désir sexuel.  Il a expliqué la différence de motivations des hommes et des femmes, d’où certains malentendus.  Il a montré comment les gens heureux  arrivent le mieux à canaliser le flux irrégulier de leurs désirs sexuels. Ensuite, il a évoqué l'importance d'une bonne communication sexuelle dans le couple pour ajuster les différences hommes femmes. Enfin, puisque sentiments amoureux et épanouissement sexuel ne vont pas toujours de pair, il a ouvert des perspectives d'apprentissage... L'interaction fut au rendez-vous !!!

Pascal de Sutter* est professeur de psychologie à l’université de Louvain et chef de service de l’unité de sexologie à l’hôpital. Il a participé à des recherches scientifiques à l’université de Montréal. II est aussi expert en psychologie politique, auteur du livre à succès Ces fous qui nous gouvernent (Les Arènes, 2007). Son dernier livre "La sexualité des gens heureux" vient de sortir chez le même éditeur. Il le dédicacera sur place.

Christophe Faure, Ensemble mais seuls

Lundi 25 mai 2009




ENSEMBLE MAIS SEULS
Anticiper, prévenir, apprivoiser le sentiment de solitude dans la relation amoureureuse



On s’aime, on y croit et puis, après la sortie de la fusion amoureuse, un sentiment de solitude, insidieux malaise, s’installe quelquefois. Voile passager ou pénible réalité quotidienne ? Que signifie cette solitude ? Comment y faire face et négocier le virage post lune de miel ?

Pour Christophe Fauré*, le lien avec l’autre s’est probablement un peu rompu, faute de s'être en partie coupé de soi-même. Une fois les repères pris, les stratégies de séduction abandonnées, l'histoire paraît acquise. Ainsi, de très jeunes couples évoluent dans une solitude effroyable à 25 ans ; d’autres découvrent à 50 ans une solitude construite par usure, ennui, manque d’attention à l’autre et à ses propres besoins.

Accepter sa solitude fondamentale, c’est retrouver en soi, quelque chose qu’on n’a pas l’habitude de rencontrer dans notre société, où le bonheur vient de l’extérieur (du couple, des vacances aux Seychelles, de la consommation…). Plus cette partie est habitée, moins on demande aux autres de nous remplir.

Lundi, au café de l'amour, Christophe Fauré* a  dentifiéles origines de "cette solitude-isolement" qui peut mettre en péril la relation : les attentes déçues, l’espoir impossible de réparer les blessures du passé, le désir de fusion, l’absence d’objectifs communs… Dans un second temps, il a expliqué en quoi les hommes et les femmes se révèlent différemment concernés. Puis, autour de mises en situation interactives, il a proposé de reconsidérer ces attentes, de trouver les moyens de se reconnecter l’un à l’autre pour dépasser le douloureux sentiment d’isolement grâce à un "travail d'amour". Il nous  a invité, paradoxalement, à rencontrer, sans peur, sa solitude fondamentale d’être humain qui correspond à l’un des piliers de la relation. Libéré de leurs illusions, les deux protagonistes peuvent alors retrouver l’harmonie et préserver ce qui a été construit ensemble.

Christophe Fauré* est psychiatre, spécialisé dans l'accompagnement des personnes en fin de vie et en deuil. Il a écrit de nombreux ouvrages sur ce sujet, mais aussi sur le couple chez Albin Michel, en particulier " Le couple brisé" et, en mars 2009, "Ensemble mais seuls".  Pour écouter une interview : http://www.christophefaure.com. Pour écouter une interview : http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/etsionparlaitdamour/index.php?id=78351
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