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Sophie Barthe de Massy, Coeur accorps, s'écouter, écouter l'autre

Lundi 15 décembre 2009
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COEUR ACCORPS
S'ÉCOUTER, ÉCOUTER L'AUTRE
Une soirée festive pour terminer l'année


Le toucher engendre une meilleure conscience, une plus grande écoute du corps, de soi, de ses besoins et participe ainsi à l'équilibre intérieur global. La mise en œuvre d'un toucher attentionné, respectueux, permet à celui qui le reçoit de maintenir son équilibre personnel et de mieux gérer sa vie.

Sur le plan psychique, l'importance de la mise en œuvre d'un toucher réconfortant, rassurant et apaisant ne semble plus à démontrer. La quantité et la qualité des contacts corporels que nous recevons nourrissent notre confiance en nous, notre élan de vie, notre self estime.

Lundi, au café de l'amour, Sophie et Gérard*, thérapeutes psychocorporels, nous ont sensibilisé dans le cadre d'un atelier-café, à décoder le langage du corps, explorer nos pensées, nos images intérieures, nos tensions.. Un décryptage susceptible de nous mener vers une meilleure présence à nous-même, à nous contacter autrement, lâcher nos tensions, nous permettant ainsi de mieux nous rencontrer pour rencontrer l'autre dans le plaisir et la détente..

Sophie Barthe de Massy* est somato-thérapeute, conseil conjugal, sophologue, formée au massage sensitif et à la fascia-thérapie.
Gérard Carcy* est psycho-thérapeute en méthode Camilli, formateur en massage sensitif, sophrologue.

Régine Deforges, Une femme libre

Lundi 8 décembre 2009
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RÉGINE DEFORGES, UNE FEMME LIBRE
À Paris, au printemps, ça sent la merde et le lilas


Régine Deforges* défend avec passion le droit des femmes à exister par elles-mêmes, à être jugées et appréciées pour leurs talents propres, et non à l'aune d'éternels référents masculins, jusque et y compris dans leur(s) sexualité(s). .D'un ton très libre, parfois libertin, son œuvre, semble influencée par l'histoire et la sensualité. Libraire, puis éditrice, elle provoque dans les années 1960 plusieurs scandales en publiant des classiques de l'érotisme.

Les féministes la conspuent, le comité d'action Ecrivains-Etudiants, avec Duras et Blanchot, la laisse sans voix. Il faut sans cesse déminer les malentendus, expliquer aux lecteurs et aux obsédés que publier des ouvrages érotiques ne signifie pas prendre au pied de la lettre les fantasmes imprimés, ni s'adonner automatiquement aux partouzes. Au fond, en cette année 1968, ils ne sont peut-être pas si nombreux à partager avec Régine Deforges* sa définition de l'érotisme : «Libre, dénué de tout sens du péché, joyeux, païen et non pas didactique.»

Lundi, au café de l'amour, sur fond de barricades et de gaz lacrymogène, entre amours ferventes, incursions révolutionnaires à Censier, à la Sorbonne, Régine Deforges* nous a donné, l'air faussement badin, de superbes aperçus sur ses déambulations entre le Quartier latin, Saint-Germain-des-Prés, les folles soirées chez Castel et les bars de Pigalle. Elle a promené sur ce temps un regard amusé et ironique, souriant au slogan qui s'affichait sur les murs : «Il est interdit d'interdire !»

Libraire, puis éditeur dans les années 60, Régine Deforges s'intéresse à la littérature érotique. Par la suite elle se consacre au roman populaire. En 1983, elle connaît son plus grand succès après la publication de "La Bicyclette bleue" pour lequel elle obtient le Prix de la Maison de la Presse. Elle a également écrit des scénarii, des chansons et réalisé des tableaux. Mère de trois enfants, deux filles et un garçon, elle est aujourd'hui mariée au célèbre dessinateur du Nouvel Observateur, le prince Pierre Wiazemsky, dit Wiaz. Son dernier récit, "À Paris Au printemps, ça sent la merde et le lilas" est sorti au mois de septembre chez Fayard.


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Synthèse de Gilles, notre poète : Café De L'Amour.8.12.8.doc